13/09/2008 - Le Dollar Toulouse
Avec Le Minus.
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Ces Toulousains déboulent sans prévenir avec K.A.O.H, un 1er album incisif et deftonien qui explore les diverses sphères du rock, tout en gardant une identité propre.
ROCK MAG : Ca signifie quoi, au juste, Dame Skool ?
Ludo (guitare) : En fait, on a un peu trafiqué le nom, mais l'expression originale en anglais signifie quelque chose comme école maternelle. Ça montre bien notre façon de voir Les choses, c'est-à-dire qu'on fait ça avant tout pour se faire plaisir, comme quand tu es petit et que tu es content d'aller à l'école maternelle. C'est un peu le seul moment où tu es heureux d'aller en cours, pas comme le collège ou le lycée. (Rires)
ROCK MAG : Parlez nous du concept de K.A.O.H.
Ludo : Tout d'abord, nous n'avions pas envie de sortir un simple disque, on s'est dit que ce serait sympa d'avoir un concept intéressant, pour enrichir l'ensemble.
Vincent (batterie) : C'est l'histoire d'un personnage principal, Shun qui est atteint d'une maladie mentale très rare. Pour faire simple, on peut dire qu'il se fait volontairement souffrir pour se prouver qu'il est vivant. Dans notre histoire, cette maladie l'amène en fait à la destruction de son couple. Ce qui est intéressant, c'est que ce concept nous a permis d'aborder musicalement chaque état d'esprit du personnage, il y a des passages plus mélodiques quand il déprime ou encore des envolées très metal quand il est énervé.
ROCK MAG : Il y a des éléments autobiographiques dans le personnage de Shun ?
Ludo : Effectivement. c'est un peu autobiographique par rapport à Jun, notre chanteur, qui a écrit les paroles en collaboration avec moi. En fait, il était en dépression pendant la période d'écriture, c'est pour ça que l'ambiance est assez sombre.
ROCK MAG : Vous vous exprimez exclusivement en anglais. Pourquoi ?
Ludo : Parce que chacun de nous n'écoute quasiment que des groupes anglophones. Pour nous, c'est beaucoup plus naturel d'écrire en anglais. Et puis c'est une langue plus mélodique qui s'accorde mieux avec le rock.
Vincent : Je ne te cache pas non plus qu'on rêve tous d'aller jouer dans d'autres pays un jour, et il est évident que l'anglais peut nous ouvrir plus de portes à l'international que le français.
Ludo : Il faut être lucide, le metal en français n'est ni viable ni très répandu chez nous...
ROCK MAG : Les influences sont très variées sur le disque. Qu'est ce que vous écoutez comme groupe ?
Ludo : C'est moi qui compose, et pour tout te dire, je dois avouer que je n'écoute pas beaucoup de musique. C'est peut-être ce qui fait qu'il y a tant de genres différents sur l'album.
ROCK MAG : Oui, mais à l'époque de la composition, tu devais bien écouter des groupes précis ?
Ludo : Oui, en fait, j'écoutais surtout du néo metal, des trucs comme Deftones. Mais sinon, en gros, ça va de Ben Harper à Meshuggah.
Vincent : On essaie de s'ouvrir à un maximum de genres, que ce soit le free jazz ou l'electro. Ça permet d'offrir une Musique plus variée et enrichie de nombreuses influences. Notre but est d'arriver à faire un mélange de tout ce qui se fait pour arriver à se forger notre propre son.
ROCK MAG : Et maintenant que l'album est dans les bacs, qu'elle est la prochaine étape pour Dame Skool ?
Vincent : Les concerts ! On veut jouer absolument partout. On a une grande tournée qui est en train d'être planifiée pour 2006. Et, à plus long terme, on pense aussi retourner en studio en fin d'année prochaine pour sortir le deuxième album en 2007.
Auteur : Thomas MAFROUCHE
Alors que certains persistent à vouloir ressusciter tous les clivages du néo metal, d'autres ont compris depuis un petit moment que l'heure est au mélange, à la mixité des genres. Dame Skool fait partie de ces petits malins qui s'en sortent haut la main en explorant tous les chemins qui s'ouvrent à eux. Si à la première écoute on ne peut s'empêcher de penser fortement à Deftones, on comprend vite qu'il s'en dégage d'autres saveurs tout aussi agréables. Des passages étouffants d'un metal presque progressif viennent appuyer l'ambiance malsaine qui se dégage du disque, alors que des touches quasi new wave arrivent à casser la linéarité propre à ce genre d'album. Au final Dame Skool nous offre une première galette à la fois efficace et subtile, qui augure du meilleur pour la suite. Préparez-vous à l'invasion car le prochain opus risque de taper très fort...
Auteur : Thomas MAFROUCHE
Tiens. Un nouveau concept album. Un exercice qui se révèle souvent être une spécialité du rock progressif a parfois le droit de faire une incartade au sein d'autres genres musicaux. Aujourd'hui, c'est le néo français qui s'y colle. Le thème développé par Dame Skool est celui de la névrose et de la dépression. Un sujet douloureux abordé en musique et traité tout au long de ce disque sur fond de guitares lourdes et de mélodies qui rappelent le travail des Deftones ("Fake"). Dame Skool aurait peut être mérité un meilleur son sur album... mais ce petit bémol ne viendra en aucun cas ternir le travail effectué par son chanteur (jolie performance réalisée notamment sur "The Last Endless Waltz"). Dame Skool aurait pu donner dans le registre de l'écorché vif. Il a su rester sobre et chanter la douleur tout en retenue. Un premier essai de longue durée finalement très réussi. Le nouveau souffle du métal vient encore une fois du Sud Ouest".
Auteur : Guillaume Ley
Nouveau venu sur une scène toulousaine décidemment très prolifique, dame skool semble dès son premier album prêt à cotoyer les plus grands: très proches de l'univers d'un Deftones, K.A.O.H. est un voyage vers les fonds douloureux de la psyché, au gré de guitares denses et oppressantes, de claviers troubles et de lignes vocales riches comme autant d'états d'âme, tantôt claires et presque pop, tantôt brutales ou voilées. Suivant la descente aux enfers d'un jeune couple détruit par la névrose, cet album concept révèle une volonté de livrer une oeuvre complète. Une entreprise très louable, même si la prod' n'est pas toujours à la hauteur, d'autant plus que le potentiel est là comme en atteste le bouleversant "Andromeda". Un bon début!
Auteur : Jessica Boucher-Rétif
Intro rituelle et vertigineuse pour Dame Skool qui surprend dès les premières notes du second titre "Both Of Twins" avec un gros riff gras à souhait sur des vocaux hurleurs et partagés par d'autres parlés, dans un break aéré qui met en valeur une voix claire proche d'un Anatema très mélodique et qui démontre que nous n'avons pas affaire à des amateurs. Quelques influences "deftonniennes" pour "Fake" qui passe agréablement. Dame Skool a des capacités à passer de plans énergiques ou plus tordus, à des ambiances parfois dans l'esprit d'un Old Dead Tree avec mention spéciale au vocaliste qui a tout ce qu'il faut pour porter le groupe là où il le mérite et je parle là, sans chauvinisme. "Nevrotic Blue", sorte d'instrumental électro-indus se glisse au milieu d'un album où la qualité ne faiblit jamais. Les toulousains ont réellement trouvé leur style à mi-chemin de pleins d'autres et le résultat est non seulement frais, mais nous donne l'espoir non mesuré d'entendre parler rapidement de Dame Skool aussi bien en France qu'à l'étranger.
Auteur : Philippe Cassaro
Dame Skool voit le jour début 2003, du côté de Toulouse. Influençés par Deftones, incubus et autres Alice in Chains, ces quatre musiciens montent rapidement sur les planches, enregistrent un CD 5 titres, puis se lançent dans une aventure bien plus ambitieuse. c'est ainsi que nait K.A.O.H. [pour Kamelia's Alienating Orchestral Hymn], un concept album de 12 titres narrant l'histoire d'un jeune couple brisé par les névroses et la dépression. Dès "Both Of Twins", avec son chant déchiré posé sur un riff qui tourne en boucle, on se dit immédiatemment que les Deftones ont effectivement eu leur mot à dire dans l'éducation musicale de nos jeunes amis.
Et puis, passé un clin d'oeil vocal à System Of A Down, il devient clair que Dame Skool essaye de se forger une identité, quelque part entre néo, fusion et progressif. Au micro, Jun fait preuve d'une maitrise du registre saturé et évite l'écueil tendu aux formations françaises qui s'expriment dans la langue de Shakespeare, en faisant sonner ses voyelles à l'Américaine. En dépit de quelques maladresses, avec ce premier album, Dame Skool laisse entrevoir un beau potentiel ainsi qu'une belle cohésion de groupe. Et ça, c'est déjà pas mal.
Auteur : Morgan RIVALIN
Jeune groupe toulousain formé en 2003, Dame Skool nous propose là son premier (concept) album intitulé "K.A.O.H". Les 12 titres présents sur cet album relatent l'histoire d'un jeune couple défait par une maladie mentale et qui le mène à sa propre destruction. Et pour un premier opus, les toulousains font bien mieux que se défendre.
A la première écoute, on sent l'influence de certains groupes connus ( Deftones est passé par là…), mais cela souffle comme un vent nouveau dans le métal français. Des titres avec de très belles mélodies, des riffs puissants mais aussi quelques parties acoustiques, le tout allié à un chanteur capable d'hurler comme jamais et revenir aussitôt dans un registre plus calme avec une certaine aisance, et vous avez un jeune combo qui risque de faire parler de lui plus vite que prévu. Et ce ne serait que mérité à la vue de cette première mouture !
"Both of twins" est un très bon morceau avec au passage l'ombre de Serj Tankian sur la fin (ceux qui ont la chance d'écouter le titre comprendront...). Mais je vous rassure, ce n'est pas le seul, loin de là ! "Fake", les sublimes "Andromeda" et "Pass the buck to me", "After quake" sont autant de morceaux de qualité qui montrent bien le talent de ce jeune groupe.
Avec des titres aussi prenants joués sur scène, on ne devrait pas s'ennuyer une seconde. Ca risque de bouger dans les salles françaises (et pourquoi pas internationales) et dans vos platines aussi ! on ne devrait pas s'ennuyer une seconde. C'est tout le mal qu'on peut leur souhaiter tant l'on reste conquis par ce premier opus et par le travail accompli !
Juste une toute petite réserve : une petite faiblesse au niveau du son. Mais cela sera de l'histoire ancienne sur le prochain opus. Chapeau bas pour ces toulousains dont on attend vivement le deuxième album !
Auteur : Klemî Nü
" Kamelia's Alienating Orchestral Hymn ", un sigle bien mystérieux pour le premier album des toulousains de DAME SKOOL, qui oscille entre Métal Progressif et Néo Métal.
Après une première démo 5-titres éponyme, les DAME SKOOL reviennent fort avec un album remplit d'émotions et de gros son.
Le " K.A.O.H. " commence sur " Ending ", une sorte de hors d'œuvre samplé à mort, un peu intrigante, et on enchaîne immédiatement sur la première musique " Both of Twins ". Aussitôt j'ai pensé aux SKULL , un métal assis entre de la pop, du progressif et du néo métal industriel, un savant mélange très sympathique. On a aussi des fois un nuage d'impression d'avoir affaire à du HxC dans les passages les plus bruts, à cause d'une voix qui m'a beaucoup séduit. Cette dernière donne tous ces côtés au carré DAME SKOOL , très bonne performance: ultra mélodique, criée, torturée, la voix du chanteur revête différents costumes, ce qui n'a pas la moindre répercussion sur l'instrumental, parfois c'est un peu trop DEFTONES.
Les pistes sont assez similaires l'une à l'autre, peut être juste " After Quake (part2) " beaucoup plus poussée sur la mélodie, nageant dans un univers calme par l'usage d'instruments acoustiques. La batterie exagère des fois beaucoup sur la caisse claire, peut-être que cela est voulu, mais même si cet album n'est pas violent, au bout de quelques écoutes on a toujours ce son qui reste dans la tête. La guitare complète relativement bien le chant, les mélodies sont très travaillées, un effet des plus admirable, dommage que l'on est un effet de rejet de la partie basse et batterie.
La production est assez soignée dans l'ensemble, l'album s'écoule tranquillement, dans une atmosphère malsaine, remplie de samples.
En somme, un premier album des plus abouti qui annonce là un groupe encourageant et motivé, prêt à percer la scène Toulousaine. Comme le dis Napoléon: " La plus vraie des sagesses est une détermination ferme ".
Auteur : N'as
Jeune groupe de Toulouse, ville très productive musicalement en ce moment, forts d'une démo et de prestations scéniques assez bien accueillies, les Dame Skool reviennent avec K.A.O.H. (Kamelia's Alienating Orchestral Hymn), et osent le pari du concept album dont l'histoire, composée de 12 chapitres, nous relate la destinée tragique d'un jeune couple dépressif, névrosé, qui ira jusqu'à son autodestruction…
Ce scénario assez sombre colle bien avec la musique. Les toulousains jouent un rock metal sombre et mélodique influencé par des groupes comme Deftones, Alice in Chains ou encore Cold et il n'a pas à rougir face à eux. Les faits sont là, pour un coup d'essai c'est un coup de maître. Riffs imparables, ambiances déprimantes, chant parfaitement maîtrisé, aucun point noir ne vient salir ce joli ensemble. Pour en revenir au chant, on ne peut que féliciter Jun qui s'en tire royalement, que ce soit au chant mélodique ou aux hurlements énergiques.
De l'intro mystérieuse (" Ending ") jusqu'à la fin du disque (en passant par le titre instrumental " Nevrotic Blue ") on ne s'ennuie pas. Les morceaux, qui restent tous dans le même ton, s'enchaînent très bien et on se surprend à arriver aussi vite aux derniers titres. Le groupe a bien digéré ses influences, par exemple le très Deftonien " Fake ", et fait preuve d'une très grande maturité pour seulement deux ans d'existence. Aucun doute sur le fait que les petits gars risquent d'être vite propulsés en haut de l'affiche tant ils le méritent.
En conclusion, une seule chose à dire, si vous aimez les surprises jetez donc une oreille sur ce disque et vous ne serez pas déçu, Dame Skool risque d'en mettre K.A.O.H. plus d'un ! (désolé mais là c'était trop tentant)
Auteur : Greg
Créé en février 2003 et originaire de Toulouse Dame Skool est au départ composé de Julien (chant), Ludovic (guitare), Fred (basse) et Vincent (batterie). Un EP 5 titres paru en novembre 2003 connaît un succès d'estime. Fort de cette première expérience enrichissante et encourageante au vu des bons retours, la formation toulousaine poursuit son travail de composition tout en affinant son style.
Entre temps, Fred ayant quitté le groupe pour convenances personnelles Ludovic aura paré à son départ avant de passer la main à Matthieu qui le suppléera à la basse. K.A.O.H. (Kamelia's Alienating Orchestral Hymn) voit le jour fin 2005.
Dame Skool a vu les choses en grand puisque cet opus est un album concept relatant en "12 chapitres et autant de titres l'histoire tragique d'un jeune couple défait par une maladie mentale qui le mènera à sa propre destruction." Un programme pour le moins ambitieux. Le dossier de presse indique que K.A.O.H. est "le fruit d'un travail acharné" et on le croit sans peine. La musique pratiquée par le groupe est un mélange de néo métal, de pop et de new wave avec un sens aiguisé pour les mélodies. Le style est ampoulé. Les toulousains ne cherchent pas l'efficacité à tout prix ni la simplicité. Ils privilégient les créations d'ambiances grâce à l'utilisation de samples "Nevrotic Blue" et à des structures de morceaux complexes et travaillées. Le ton est en adéquation avec l'histoire qui nous est narrée (le parcours d'un individu 'Shun' confronté à sa propre maladie : syndrome d' Andromède ) c' est-à-dire emprunt d'une grande tristesse. L'atmosphère y est pesante aussi le chant se fait désespéré "Aya No Namida" . Mais lorsque Shun se révolte après une phase d'abattement, pointe alors la colère et la guitare se fait en ce cas plus virulente " The Last Endless Waltz, Eszekiel " . Il faut mentionner la très bonne interprétation vocale de Julien dans un anglais impeccable. Le chanteur est capable de moduler sa voix tantôt claire, tantôt forcée suivant un large éventail "Both Of Twins" . Il permet ainsi d'exprimer les différents stades et sentiments du personnage principal dans ce qui est en fait pour Shun un voyage introspectif. Sur un tout autre point, le titre "Andromeda" témoigne du savoir faire et de l'efficience du groupe pour ce qui est des mélodies. Cette chanson est sans doute la plus abordable de l'album car sans fioriture et donc la plus spontanée. C'est d'ailleurs à ce propos que l'on peut faire le principal reproche au groupe, à savoir qu'il gagnerait en efficacité à être plus direct dans sa musique. Soulignons également le clin d'oeil sympa à System Of A Down sur "Both Of Twins" et le bon titre "Fake" très influencé par Deftones .
K.A.O.H. dévoile un groupe séduisant avec un style affirmé et ce malgré la jeunesse de Dame Skool mais plus encore de ses membres; la moyenne d'âge étant de 20 ans. Enfin, au vu du dossier de presse qui m'a été envoyé avec le disque je peux témoigner d'un groupe sérieux et motivé ayant le souci d'expliquer sa démarche artistique. Alors même si Dame Skool doit encore gagner en maturité pour vraiment percer, il mérite qu'on le soutienne vraiment.
Auteur :
Démarré en février 2003, le projet Dame Skool a très vite été capable de se donner les moyens de réussir. En moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire, Julien Bardou (chant), Ludovic Cluber (guitare et samples), Vincent Bonaventure (batterie) et Matthieu Mullet (basse) se sont retrouvés avec un premier cinq-titres en poche et de concerts en concerts, ceux qui se sont sciemment affublés des pseudonymes de Jun, Ludo, Yuri et Tellumm ont commencé à prêcher la bonne parole de leur rock parfumé de metal, de pop ou de trip-hop un peu partout sur les planches.
Ambitieux à souhait, le groupe s'embarquait ensuite très vite dans l'enregistrement d'un premier concept album dont le résultat ne manque pas d'être surprenant de maturité …
Personnage dépressif, névrosé et quelque peu paranoïaque, Shun est le héros de ce voyage dans un monde aussi contemporain que malsain … Parsemé d'embûches, d'inquiétudes et de peines, l'ouvrage s'appuie sur des arrangements qui mettent en valeur des compositions plutôt bien ficelées, même si le fil conducteur est parfois un peu délicat à suivre. On appréciera à différents degrés les morceaux les plus sombres où le chant se fait rugueux et ceux plus délicats où une ébauche d'apaisement est en marche. Brillant au niveau des guitares et des voix, " Kamelia's Alienating Orchestral Hymn " ne souffre que de très peu de faiblesses, que ce soit au niveau de l'interprétation ou de la réalisation. Particulièrement abouti pour un groupe aussi jeune, l'album mérite une place convenable entre ceux des maîtres du death et ceux des ténors du rock symphonique et a plus d'un argument en stock pour se faire aimer d'un public jeune ou moins jeune en mal de sensations fortes. Ce n'est pas encore l'œuvre absolue d'un groupe à 200% de ses possibilités mais on sent que ces quatre là en ont encore sous la pédale et que, bien entraînés, ils seront vite capables de rivaliser avec les meilleurs. A suivre de près donc …
Auteur : Fred Delforge
Pour la sortie de son nouvel opus les pensionnaires du Sud Ouest se sont alloués le label Acropole Records pour « accoucher » d'un concept-album. Entierement basé sur la névrose et la maladie mentale que peut subir le personnage principal : Shun.
Au travers des douze titres nous allons explorer les différentes phases par lesquelles le protagoniste va passer et peut être aller vers des horizons plus cléments (sur « Ressurection part 3 »).
Les quatre compères accompagnent toute cette histoire avec une musique et une production léchée, un concept bien amené, des compositions redoutables d'efficacité et que la voix de Julien rend belles et mystiques à la fois.
Pour ce « Kameliah's.Alienating.Orchestral.Hymn » le groupe vient de démontrer que l'alliance du métal et des musiques du monde peut donner un résultat des plus enthousiasmants.
Mais seulement lorsque c'est fait avec le cœur, comme chez Dame Skool.
Auteur : Phil
12 titres complets pour ce premier album des français de Dame Skool. Dans un registre proche de rien, ils pourraient sans nul doute être apparenté à des groupes de neo metal ou de fusion tant que cela est un tant soit peu métal. Mais cela va beaucoup plus loin que cela, car il ne frolent jamais le brutal tout en jouant une musique tourmentée à l'image des paroles et du fil conducteur de l'album à savoir la névrose et l'expérience de la dépression. Les guitares sonnent juste avec des riffs proche de groupes tels que The Gathering ou Anathema, la voix a un panel assez étendu mais ne vous attendez pas aux cris saturés car on a ici beaucoup plus à faire aux voix claires même si par instant de bons passages criés font leur apparitions. La partie rythmique sait se faire limite oublier en imposant un rythme métronomique puis viennent se greffer des parties plus hors normes notamment au niveau de la basse qui n'hésite point à quitter sa ligne. Ajouter à cela quelques samples/ambiances pas mal sentis (exemple type le morceau Nevrotic Blue) et vous obtiendrez un album auquel on pourrait donner beaucoup d'adjectifs...
Auteur : Caym